Au Mount Nelson, A Belmond Hotel, Cape Town, le créateur sud-africain Thebe Magugu signe sa première incursion dans le design d’intérieur avec une suite de deux étages pensée comme un sanctuaire afro-moderniste. Nichée le long de Palm Avenue, la THEBE MAGUGU SUITE transpose l’univers du couturier dans l’espace construit à travers un dialogue précis entre héritage africain, sensibilité anglaise et matières naturelles, notamment le bois, omniprésent dans le projet.

À la Galerie d’Architecture, l’exposition matière en résonance a présenté du 3 au 28 février 2026 la recherche menée depuis plus de vingt ans par sauerbruch hutton autour du bois. À travers une série de maquettes et de photographies, le duo berlinois a mis en lumière un matériau ancestral redevenu, au XXIᵉ siècle, un marqueur essentiel de la modernité architecturale. Loin d’un simple engouement technique, le bois s’y dévoilait comme une ressource culturelle, constructive et atmosphérique dont l’agence explore les potentialités avec constance.

À l’occasion du Salone del Mobile 2026, Antoine Billore imagine pour L’Artisan Parfumeur une installation immersive présentée du 20 au 26 avril dans un appartement milanais situé Via Giovanni Lulli. Ce lieu, pensé comme un intérieur personnel, célèbre les cinquante ans de liberté créative de la maison et accueille la première collection de mobilier hybride conçue par le jeune antiquaire, connu pour son goût des objets populaires et artisanaux, souvent en bois, et pour une pratique fondée sur l’assemblage et les rapprochements inattendus.

Travailler un espace, c’est toujours travailler une histoire. Dans les projets de réhabilitation comme dans les interventions plus légères, l’architecture intérieure entretient un rapport privilégié avec la mémoire : traces matérielles, strates d’usages, perceptions sensorielles, symboliques attachées au bâti. 

À Montceaux-lès-Meaux, une vaste propriété familiale du XIXᵉ siècle retrouve une cohérence longtemps masquée par les strates successives de transformations. Sous l’œil de Sarah Bitter, cofondatrice de l’agence Metek, la maison, recouverte de lierre, enrichie d’ajouts disparates (colonnes, loggia inspirée d’un palazzo, faux éléments de façade) redevient un ensemble lisible. Lors de la première visite, l’architecture composite brouillait toute compréhension du lieu. Pour avancer, il fallait d’abord faire apparaître ce qui était là, sous les couches, visibles ou non.

À Château-Thierry, la demeure natale de Jean de La Fontaine retrouve sa place dans le paysage culturel français après une rénovation d’envergure conduite par la Ville et soutenue par l’État, la Région Hauts-de-France et le Département de l’Aisne. Fermée depuis 2022, cette maison devenue musée dès 1876 réapparaît aujourd’hui sous une forme entièrement repensée, fidèle à son histoire et attentive aux usages contemporains. La réouverture offre l’occasion d’interroger la manière dont un lieu biographique peut transmettre, au-delà des récits, une mémoire sensible et architecturale.

À St. Moritz, l’appartement imaginé par Ico Parisi et Luisa Parisi au début des années 1970 devient le décor d’un projet qui interroge la mémoire des lieux et la manière dont l’architecture prolonge l’histoire intime de ceux qui l’habitent. Présenté dans le cadre du programme spécial de Nomad Circle 2026, Yellow Apartment. Rachele Bianchi, Riccardo Schweizer, Ico Parisi. Art, Design and Architecture in Conversation ouvre exceptionnellement ses portes et transforme un intérieur resté intact depuis plus d’un demi-siècle en capsule narrative.

Longtemps cantonnée à la performance technique, la domotique peut aussi s'imposer désormais comme un langage architectural à part entière. Dans les intérieurs contemporains, résidentiels comme hôteliers, la technologie s’invite pour influencer les parcours et redéfinir la notion même de confort. Visible et assumée ou au contraire totalement intégrée, elle façonne une nouvelle grammaire du design.

Au deuxième étage d’un immeuble haussmannien de 1886, avenue Wagram, dans le quartier des Ternes (17ᵉ arrondissement de Paris), Maison Kyka a transformé un appartement familial de 200 m² en conjuguant patrimoine et technologies intégrées. Resté inchangé depuis les années 1950, le lieu conservait une hauteur sous plafond généreuse, un balcon filant et l’ensemble des attributs classiques comme des moulures, des cheminées et autres cimaises qui ont servi de base au projet.
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