Perché au-dessus de la ville de Mykonos, l’hôtel Deos s’impose comme une réalisation où architecture contemplative et intelligence technique avancent de concert. Conçu par Galal Mahmoud, fondateur de GM Architects, le projet développe une approche du « smart hospitality » qui s’inscrit dans la topographie et la culture cycladiques sans jamais les effacer. Dominant la mer Égée et offrant des vues vers Delos, Syros et Tinos, le Deos organise ses volumes autour d’un dialogue constant entre intérieur et extérieur. Les murs en pierre locale, les plantations et les passerelles reliant les suites aux terrasses privées prolongent naturellement le paysage dans l’architecture.

Au 46 chemin des Riffroids, au cœur de La Clusaz, Les Demoiselles Jacquanes prennent place dans une ferme classée de 1784, intégralement démontée puis reconstruite. Si l’opération menée par le Cabinet Ganassali s’inscrit dans une démarche patrimoniale exigeante, le projet révèle surtout une lecture contemporaine de l’habitat alpin : celle d’un intérieur intelligent, où la technologie structure l’expérience des lieux. Ancienne Ferme des Riffroids, l’édifice a fait l’objet de près de 24 mois de travaux, de la démolition à la reconstruction, puis à l’agencement et à l’ameublement. Les entreprises et artisans locaux ont été mobilisés pour garantir une cohérence architecturale avec l’environnement du village. Mais derrière cette enveloppe fidèle au XVIIIᵉ siècle, le chalet déploie une infrastructure numérique complète.

Parfois, la lumière, plus qu’éclairer un espace, en devient la substance même. Qu’elle filtre à travers une verrière historique, qu’elle sculpte un patio entièrement vitré, qu’elle se réfléchisse sur des matières brutes ou qu’elle s’organise en séquences maîtrisées, elle façonne la manière dont un lieu est perçu, traversé et habité. 

La galerie Ceysson & Bénétière, déjà implantée en France, au Luxembourg et à New York, ouvre son premier espace en Asie au cœur de Ginza. Pour cette adresse de 325 m² située au 8ᵉ étage de la tour Cura, la maison a confié à Sophie Dries Architect la réinterprétation complète de l’architecture intérieure. Le lieu s’écarte volontairement du white cube pour affirmer une identité sensorielle nourrie par la matérialité, les textures et une lumière pensée comme un vecteur d’émotion.

Pour son premier showroom parisien, Schüco confie au Studio Jean-Marc Gady la conception d’un lieu pensé comme un manifeste. Situé au 115 rue Réaumur, l’Espace 115 ne se contente pas de présenter des systèmes de menuiserie aluminium : il en fait la structure même du projet. Ici, la lumière (naturelle ou artificielle) devient l’outil central pour révéler les performances techniques et l’univers sensoriel de la marque.

Au 11 rue de la Chaussée d’Antin, face à l’Opéra Garnier, Space Management et Bengio Studio orchestrent la transformation complète de l’ancien Hôtel W Paris – Opéra en The Off, un workclub haut de gamme où la lumière devient le fil conducteur du projet. Installé dans un immeuble haussmannien aux volumes généreux et marqué par un passé bancaire encore perceptible dans la pierre et le métal, le lieu s’appuie sur cet héritage tout en proposant une lecture contemporaine, guidée par les phénomènes lumineux.

Dans un contexte où les environnements sollicitent en continu nos sens, l’architecture intérieure explore de nouvelles manières de réintroduire du calme. Ces « espaces réparateurs » ne reposent ni sur une esthétique unique ni sur une recette décorative : ils mobilisent la lumière, les matériaux, les couleurs, la circulation et même l’acoustique pour rééquilibrer la perception et alléger la charge mentale. 

À Montegrotto Terme, au cœur des collines euganéennes, Studio Apostoli développe avec Neró Clinic, Wellness Revolution, une nouvelle extension du Terme Preistoriche Resort & SPA. Cet espace supplémentaire s’inscrit dans une transformation progressive engagée depuis six ans, après le Neró Spa New Experience et le Preistoriche Green Lodge. Ici, le projet ne se contente pas d’ajouter un programme médical : il interroge la manière dont l’architecture peut devenir un outil actif d’apaisement et de soin.

Imaginé par Emmanuel Aboulker et designé par Philippe Maidenberg, Hôtel Quinzerie déploie 65 chambres et suites dont l’atmosphère se construit autour d’un travail précis sur les matières, la lumière et la perception de l’espace. Ouvert fin 2022 dans le quartier Saint-Charles, l’établissement revendique une manière douce d’habiter la ville : volumes apaisés, lumière naturelle omniprésente et traitement minutieux des détails. Les chambres, décrites comme des « cocons urbains », traduisent cette intention par des finitions soignées, des lignes graphiques sur-mesure et de larges baies vitrées ouvertes sur Paris, parfois jusqu’à la Tour Eiffel.

Conçu par Martin Brudnizki dans les sous-sols de Hôtel Le Grand Mazarin, le spa s’inscrit dans une réflexion architecturale tournée vers l’apaisement immédiat plutôt que vers la démonstration esthétique. Depuis la rue de la Verrerie, quelques marches suffisent à rompre avec le tumulte environnant. Cette transition volontairement courte mais marquée (baisse de sonorité, lumière tamisée, volume plus feutré) agit comme un premier sas, annonçant l’idée centrale du projet : suspendre le temps.
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