Fondé en 1996 à East London par Edward Barber et Jay Osgerby, après leurs études d’architecture au Royal College of Art, Barber Osgerby occupe une place singulière dans le design britannique contemporain. Depuis plus de deux décennies, le studio construit une œuvre qui relie produit, mobilier, architecture, installation, sculpture et design d’exposition, avec une attention constante portée aux matériaux, aux procédés industriels et aux usages.

Motifs géométriques, tapis XXL, carrelages expressifs, trames colorées : le sol n’est plus seulement une surface neutre destinée à disparaître sous le mobilier. Dans l’architecture intérieure, il devient un outil de composition à part entière, capable de structurer l’espace, d’installer une ambiance et parfois même de porter tout le décor.

Dans cet appartement de plus de 316 m², situé au quatrième étage d’un immeuble du début du XXᵉ siècle rue Lincoln, Maison Kyka travaille le sol comme un élément structurant du décor. La rénovation ne repose pas seulement sur une accumulation de matières, de couleurs et de références néo-antiques ou Art déco : elle s’appuie aussi sur une écriture graphique au sol, qui accompagne la distribution singulière du lieu, réparti sur deux niveaux.

Avec David Hicks pour Carpet Society, le tapis retrouve une fonction que le décorateur anglais avait largement défendue dans les années 1960 et 1970 : donner le ton d’un intérieur par le sol. La collection réunit vingt motifs issus du patrimoine des Arts décoratifs et s’appuie sur l’héritage d’un designer qui a fait de la couleur vive, du motif géométrique et du mélange des époques une signature immédiatement reconnaissable.

Le bambou, le rotin, l'osier, le raphia ou encore la canisse et la corde tressée font un retour remarqué dans l'architecture contemporaine. Autrefois plutôt plébiscitées pour les vérandas ou les résidences secondaires, ces matières ne se contentent plus de réchauffer l'atmosphère : elles favorisent la respiration des espaces, tamisent la luminosité et instaurent un dialogue subtil avec l'environnement extérieur pour un confort authentique.

Sur les hauteurs de Sète, Mon Concept Habitation a revu l’aménagement et la décoration d’une résidence secondaire destinée à la location saisonnière. Livré par l’agence de Montpellier, le projet Les Tonnelles porte sur une rénovation partielle de 120 m², avec un budget compris entre 150 000 et 200 000 euros. L’intervention ne cherche pas à transformer radicalement la maison, mais à installer une atmosphère cohérente, tournée vers l’été, les usages collectifs et le rapport au paysage.

À Kuala Lumpur, l’Hotel Indigo prend place en bordure de la réserve forestière de Bukit Nanas, l’un des derniers fragments de forêt tropicale conservés au cœur de la ville. Cette proximité avec la nature constitue le point de départ du projet mené par le studio londonien G.A Group. L’hôtel s’ouvre sur le paysage urbain en faisant référence à son environnement végétal, dans une écriture intérieure qui associe matériaux bruts, motifs locaux et atmosphère enveloppante.

Dans le sud-ouest de l’île Maurice, le Domaine d’Anbalaba développe un art de vivre tropical où la décoration accompagne directement le paysage. Intégré au village de pêcheurs de Baie du Cap, le programme associe villas, appartements et terrains à bâtir, avec des infrastructures touristiques comme un écolodge, un spa ou un restaurant. Ses Villas Nomadic, conçues par Nomadic Resorts selon une approche bioclimatique inspirée de l’architecture créole mauricienne, prolongent cette logique d’habitat ouvert, lumineux et attentif à son environnement.
Afficher plus

Book des Lauréats des MIAW

 
BOOKCOUVSTE 

d'architectures en kiosque

DA 325 COUV MAI2025SITE