La crise actuelle le rappelle : l’architecture économe en matière et en énergie n’est pas un sujet subsidiaire. Associée à Maître Cube, au sein d’un groupement de conception-construction-exploitation-maintenance, l’agence ARCHIPENTE a imaginé le collège Samuel-Paty de Valenton, comme elle a toujours appréhendé ses projets depuis 1978 : en fervente militante de la conception bioclimatique des bâtiments. Il s’agit du premier collège labellisé « Bâtiment passif » de France et du premier collège en structure bois d’Île de France.

L’établissement scolaire de 8 500 m2 (750 élèves) se compose d’un socle en béton et de deux étages en poteaux poutres de bois. Il est certifié HQE « Bâtiment durable ». Un savant travail d’optimisation durant les études a permis de le réaliser à un prix inférieur à celui d’une construction traditionnelle béton. Dix-sept scénarios de plan-masse ont été testés avec des héliodons avant d’arrêter la composition définitive du projet, visant l’équilibre entre la relation au contexte, la qualité d’usage et l’impératif environnemental.

Implanté à l’angle de l’avenue Guy-Môquet et de la rue du Colonel-Fabien, le projet se compose de trois entités bâties qui peuvent fonctionner de manière indépendante. Les entrées principales du bâtiment d’enseignement et du gymnase se situent sur le mail Yvonne-Hagnauer, récemment ouvert par la commune de Valenton entre les rues du 8 Mai 1945 et du Colonel-Fabien. Il s’agit d’un espace protégé de la circulation automobile, calme et sécurisant pour les élèves et les familles. Les six logements de fonction (T5 en double ou triple orientation) sont localisés au nord de la parcelle, en lien avec le tissu résidentiel du quartier. Ils sont adressés sur l’avenue Guy-Môquet, de sorte à déconnecter ses occupants de leur environnement professionnel.

Comme à son habitude, ARCHIPENTE a anticipé la possibilité d’une installation photovoltaïque en «cinquième façade» des bâtiments. Les pentes de toit orientées au sud, les réservations techniques et les dimensionnements structurels, adaptés au poids des panneaux et de leurs ossatures, sont prévus à cet effet. Considérant l’augmentation phénoménale du prix de l’énergie, le département s’est désormais rangé derrière l’intérêt de produire son électricité. Une étude est validée en vue de réaliser la centrale photovoltaïque sur les toits du collège. Le projet répondra alors aux critères de la labellisation « Bâtiment passif plus ».

 

Visuels © : Nicolas Trouillard, Archipente



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